Grand Genève. Pourquoi de plus en plus de salariés frontaliers délaissent la Sécu et choisissent de se faire soigner en Suisse
Grand Genève. Pourquoi de plus en plus de salariés frontaliers délaissent la Sécu et choisissent de se faire soigner en Suisse
Grand Genève. Pourquoi de plus en plus de salariés frontaliers délaissent la Sécu et choisissent de se faire soigner en Suisse
L’Urssaf a publié une très intéressante étude qui montre un report continu des frontaliers vers l’assurance maladie suisse plutôt que française. ...

Les explications ? Financières en partie. « Ce constat illustre sans doute une attractivité moins forte de l’assurance maladie française, notamment pour les hauts revenus », commente l’Urssaf. La CMU est en effet proportionnelle au revenu quel que soit le nombre d’ayants droit, l’assurance maladie suisse (LAMal) est accessible sur la base de primes fixes, d’où un système plus avantageux pour les plus fortunés.
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À cela s’ajoute le manque de médecins, constat partagé aussi plus au sud. La Haute-Savoie a en effet de bons hôpitaux, mais souffre aussi de pénuries en médecine de ville, que ce soit pour les généralistes ou certaines spécialités. Cela à voir avec le côté aspirateur de Genève, et dans une moindre mesure de Vaud : 31 % de l’ensemble des professionnels de santé et de l’action sociale haut-savoyards travaillent en Suisse. Également au coût de la vie : un professionnel de santé qui a le libre choix aura moins tendance à s’installer là, même si les communes rivalisent d’efforts pour créer des maisons médicales et faciliter la vie des médecins.
À l’inverse, côté genevois, il est très facile d’avoir un rendez-vous , le canton ayant un nombre de médecins par habitant parmi les plus élevés au monde. Reste que si les frontaliers ont le choix d’aller se soigner en Suisse, les habitants de la zone frontalière qui travaillent en France et sont payés en euros, ne l’ont pas. Ils subissent donc le même désert médical, cela sans échappatoire…